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Biographie dans l’hebdo des socialistes

« Les socialistes unis pour la diversitéL’hebdo des socialistes n°462 »Vous avez dit diversité ?
Akli Mellouli le souligne d’emblée, il a du mal avec le mot « diversité ».

Pour cet élu de Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne), tête de liste aux prochaines élections municipales, ça ne veut pas dire grand chose : « Nous sommes tous divers, par essence, donc vous parlez des talents de la diversité ou de la diversité des talents ? »

Si Akli refuse cette appellation de candidat « issu de… », c’est assurément parce qu’il milite depuis vingt ans et se présente dans la ville où il est arrivé avec ses parents plus de quarante ans auparavant.

Né en Algérie en 1959, Akli Mellouli quitte avec toute sa famille ce pays cinq ans plus tard, pour rejoindre son père conducteur d’engins dans le 94. Son enfance est plutôt banale, celle d’un enfant puis d’un adolescent plus intéressé par les blousons noirs que par les bancs de l’école. Il entame à 18 ans un BTS de technicien de maintenance, qu’il ne terminera pas. Pour éviter les foudres paternelles, Akli part faire son service militaire, non loin d’Alger. « J’ai découvert une autre planète, en me retrouvant dans un milieu très politisé où tout le monde lisait les journaux français. »

À son retour, Akli a 21 ans, nous sommes en mai 1981 : « On se sentait bien. » Le jeune trublion a mûri et doit trouver un emploi. On lui propose d’animer une colonie de vacances « avec des gamins emmerdants », ce sera le déclic. Un an plus tard, il anime la MJC de Bonneuil, puis poursuit sa carrière d’éducateur à Créteil. Son engagement n’est alors pas uniquement social puisqu’il devient coordinateur d’Equal, un projet européen contre les discriminations au travail, piloté par la CFDT.

Aujourd’hui, Akli Mellouli n’hésite pas à imposer son style : « Mes origines, c’est ce qui me caractérise, pas ce qui me définit. » De son expérience des jeunes, dans des coins sensibles, il tire une vision déterminée de la politique que la France devrait mener avec ses immigrés : « Je voudrais ne plus entendre parler d’intégration, c’est un mot galvaudé, une sémantique stigmatisante. »

Élu depuis 2001, Akli n’est pas pour « une société où l’on mettrait tel ou tel en avant, à promouvoir en fonction de… mais bien de faire tout pour construire un espace où personne n’est laissé à la traîne ».

Ariane Vincent

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Président de l’espace Franco Algérien

 

Akli Mellouli. Président de l’Espace franco-algérien : « Nous n’acceptons plus ces amalgames qui nous renvoient à notre étrangéité »

09/03/2010    Envoyer    Imprimer
Akli Mellouli. Président de l'Espace franco-algérien :  « Nous n'acceptons plus ces amalgames qui nous renvoient à notre étrangéité »

Dans cet entretien, le président de l’Espace franco-algérien, Akli Mellouli, explique les raisons de la saisine de la justice pour le retrait de l’affiche du Front national pour la campagne des élections régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Cette association n’exclut pas d’ester le Front national pour « incitation à la haine raciale ».   L’Espace franco-algérien a porté plainte contre le Front national pour incitation à la haine et à la xénophobie.

Ce n’est pas la première fois que ce parti d’extrême droite utilise amalgames et propos insidieux à l’encontre de l’immigration maghrébine, plus particulièrement algérienne. Pourquoi cette plainte ‘ Nous avons saisi la justice pour que soient condamnés ceux qui portent atteinte à la dignité de millions de résidants algériens et de citoyens français et qu’elle montre qu’elle fait respecter le droit en condamnant tous ceux qui incitent à la haine raciale. (suite…)

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Une vision de l’immigration

Akli Mellouli, élu socialiste en région parisienne : « Il faut saisir la perche qui nous est tendue »

Posté par Olivier de Granville 17 juin 2008

Algérie

A méditer…

Akli Mellouli, maire-adjoint socialiste à Bonneuil (région parisienne) a pris part au colloque sur « La communauté algérienne établie à l’étranger » organisé récemment par la Commission des affaires étrangères, de la coopération et de l’émigration de l’APN. Avec Chafia Mentalechta, il est un des principaux initiateurs du réseau des Franco-Algériens et Algériens de France.

– Quelle appréciation portez-vous sur ce colloque et sur les thèmes débattus ?

– Ce colloque a été pour moi une prise de contact. Ce genre d’initiative est à encourager. Ce n’est ni faire dans la langue de bois ni dans la brosse à reluire à qui que ce soit que de dire cela. Cela a été aussi l’occasion de donner notre point de vue, d’expliquer que l’émigration a changé de nature, que nous ne sommes plus sur l’idée de retour, que l’époque de l’Amicale des Algériens en Europe est révolue, qu’il faut travailler en partenariat. Moi-même je suis élu français, mais je suis attaché à mon pays d’origine. Il y a des Français avec des origines algériennes, celles de leurs parents ou de leurs grands-parents. Et ils ne peuvent pas s’en détacher parce que cela fait partie de leur identité. Ils veulent désormais se reconnaître et être reconnus comme citoyens français en France et citoyens algériens en Algérie.

– Avez-vous été entendus ?

– Dans un débat à la télévision, le président de la Commission des affaires étrangères, de la coopération et de l’émigration de l’APN m’a dit : « J’ai entendu votre message ». Il a repris une intervention du consul général à Paris disant qu’il ne faut pas caporaliser les associations issues de l’immigration. Le problème c’est qu’avec l’Algérie c’est toujours complexe. J’ai entendu tout et n’importe quoi : qu’on allait être instrumentalisés… Chaque fois que l’on parle de l’Algérie il y a une espèce de suspicion, alors que pour toutes les autres personnes qui travaillent avec leur pays d’origine, cela paraît naturel. Comme si ailleurs il n’y avait pas aussi de jeux d’influences, y compris en France. J’ai mon opinion personnelle, mais au nom de ce réseau que nous voulons construire, nous devons, nous, saisir les opportunités qui nous sont données pour faire avancer. Le bout de chemin sera ce qu’il sera, aussi minime soit-il. Il faut saisir la perche qui nous est tendue. On ne peut pas toujours faire des procès d’intention a priori. (suite…)

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